jeudi 18 février 2010

Mercredi....

La journée a commencé fort.

En effet, j’ai bien failli embrocher un bébé au bout de mon parapluie. Tu vas croire que je suis un bourreau d’enfant, mais non même pas, aussi difficile à croire que cela puisse paraître, je ne l’avais tout simplement pas vu !

Comme je ne suis munie que d’une paire de bras, j’ai eu beaucoup de mal à gérer mon sac à main, mon lecteur MP3, mon téléphone ET mon parapluie. Alors que je me débattais avec tout ça, une dame m’a tapoté l’épaule et fait un signe du menton en direction du sol… Et effectivement, un peu plus bas, le lardon dormait tranquillement dans sa poussette… la pointe de mon parapluie à quelques dizaine de centimètres de lui...

Le pire a été évité, sa mère n’a rien vu, ma voisine pouffe de rire… et moi avec !


La journée s’est ensuite tranquillement poursuivie, jusqu’à ce que je parte à mon entretien d’embauche, près de la rue de Courcelles.

Sur ce coup là, merci Mappy, grâce à toi je me suis perdu, j’ai marché des heures dans le froid… Mais grâce à la demi-heure de « sûreté » (tu sais, celle qui te permet n extremis d’être à l’heure à n’importe quel rendez-vous important ?) je suis arrivée à l’heure pile, pour faire d’abord un test de personnalité qui a révélé que je n’étais pas intéressée par le « leadership » et que j’aimais entretenir de bonnes relations avec les autres, tout en étant dans un environnement stable. Tout ceci est d’ailleurs parfaitement vrai.

Le reste dans l’entretien s’est bien passé, j’ai eu du mal à éviter les postillons de mon interlocuteur et à ne pas être déconcentrée par son cheveu sur la langue. Le poste ne m’intéresse pas particulièrement, mais c’est toujours bon de suivre ce qu’il se passe côté emploi, quand on a la bougeotte comme moi.

Sinon, j’ai aussi goûté le Crunch chocolat blanc, c’est divin. Je te le conseille.

mardi 16 février 2010

Mon libraire et moi


Mais que dire... que puis-je donc te raconter afin de célébrer la naissance de ce nouveau blog, tout beau, tout neuf?

Tiens! et si je te parlais de mon libraire?

De cet homme qui, depuis bientôt 4 ans, joue les amoureux transi dès qu'il me voit...

C'était "flatteur" en quelques sortes au début. Il ne s'en tenait qu'à de petits compliments par ci, et des clins d'œil par là. Limite après une journée de merde au bureau, ça flattait mon égo d'aller cherche Public là bas.

Oui, mais voilà, le brave homme a fini par déraper... Au début, il tentait de m'effleurer la main en me rendant la monnaie, l'esquive était encore possible, car je ne supporte pas qu'on essaye de me toucher quand je n'ai pas de lien particulier avec "le toucheur".

Jusqu'au jour où, début 2009, il a décidé de faire le tour de son comptoir, pour m'arracher une bise pour la nouvelle année... Chose que je supporte encore moins que le "tripotage classique", je ne sais pas où sa bouche a trainé après tout.

Je lui ai dit que ce n'était pas la peine, mais il a insisté, s'est approché de moi, et a plaqué ses deux mains sur mes épaules.

Visiblement, les hommes pensent toujours qu'une femme qui dit non, ça veut finalement probablement dire oui.

Je me suis donc dégagée de son emprise, fuyant sa boutique aussi vite que possible, et surtout en me disant que ce qui n'était pour moi que de la politesse, à savoir dire "bonjour - merci - au revoir" avec le sourire, était une invitation déguisée à la séduction pour ces Messieurs.

Pendant six mois, j'ai donc fait ce que je pouvais pour éviter ne serait ce que passer devant cette librairie, qui se trouve pourtant à moins de 10 mètres de chez moi, jusqu'à ce qu'il ferme pour les vacances d'été.

Pourtant, courant décembre, je me suis aperçue que la librairie était toujours fermée. En fait, comme me l'a expliqué une habitante du quartier, il est parti au "bled" et s'est donc octroyé 6 mois de vacances (peut être est-il parti honorer ses femmes, je ne sais pas), mais toujours est-il qu'hier soir, je n'avais rien à lire, et je suis donc sortie, direction le Monop' le plus proche, soit à 10 minutes de marche.

Et là, surprise, la librairie était ouverte... Et j'avais finalement la flemme. Mais quand je te dis la flemme, c'est que j'avais carrément enfilé mon pantalon par dessus mon combishort et que j'ai bien failli descendre en chaussons (sauf que, comme tu auras bien suivi l'histoire, tu comprendras que le Monop' étant un peu loin, j'avais quand même enfilé mes baskets).

Donc j'y suis allée, confiante en me disant que le bougre était calmé, en prenant bien soin de m'assurer qu'il y avait des clients dans la boutique avant d'y mettre un orteil.

Calmé, calmé, c'est vite dit quand même, il a certes été poli et n'a pas bondi par dessus sa caisse pour essayer de me fourrer sa langue dans la bouche, mais il m'a quand même dit que depuis 6 mois il n'avait de cesse de penser à moi...

Note à moi-même, donc : l'homme n'est pas calmé et n'hésitera pas à récidiver si j'ai le malheur de me retrouver à nouveau seule avec lui dans sa boutique.